La libération conditionnelle : un choix de société

14 décembre 2011

La tuerie de la place Saint-Lambert, à Liège, de ce 13 décembre 2011 plonge le pays dans la tristesse.

D’autres sentiments, de la stupeur à l’inquiétude, voire à l’angoisse, peut-être attisée par les médias, l’accompagnent.

Comme l’intéressé était en libération conditionnelle depuis plusieurs mois, d’aucuns s’interrogent à nouveau sur cette possibilité offerte par la loi belge - comme dans tous les pays fondés sur une conception humaniste de la société - de permettre à des condamnés de recouvrer éventuellement la liberté avant la complète exécution de leur peine. Il est rappelé que cette libération se fait sous conditions et qu’elle peut être révoquée en cas de non respect de ces dernières.

Justice-en-ligne n’a pas pour vocation de traiter d’affaires particulières mais d’inviter chacun à la réflexion, au départ, parfois, d’événements d’actualité, aussi dramatiques soient-ils.

Nous reviendrons sur la libération conditionnelle et sur d’autres questions à caractère général que soulèvent ces dramatiques événements mais, dès à présent, nous renvoyons les internautes vers les articles que notre site a consacrés à la libération conditionnelle :

 Clothilde Hoffmann, « La libération conditionnelle devant le tribunal de l’application des peines : un droit sous haute surveillance » ;
 Clothilde Hoffmann, « La libération conditionnelle : et ensuite ? » ;
 Françoise Digneffe, « La libération conditionnelle de Michelle Martin : l’application d’une loi fondée sur l’humanité du droit pénal et le refus de la vengeance »

Mots-clés associés à cet article : Libération conditionnelle, Amrani,

Votre point de vue

  • Hughes V.
    Hughes V. Le 14 décembre 2011 à 11:21

    La libération conditionnelle est une ineptie inventée par des avocats pour faire libérer leurs clients plus rapidement !

  • michel schobbens
    michel schobbens Le 14 décembre 2011 à 17:41

    Je trouve que la Justice est excessivement laxiste. On remet de
    dangereux malfrats en liberté, avant qu’ils aient purgés la fin de
    leur peine, malgré que ce sont des récidivistes.
    Les juges devraient pouvoir être soumis à des sanctions, s’ils ne
    prennent pas suffisament leurs responsabilités. C’est également le
    cas des psychiâtres et psychologues, qui avec les juges, décident
    des libérations conditionnelles.
    Pour les médecins, l’Ordre des Médecins est à même de prendre des
    sanctions. Pourquoi cela n’existe-t-il pas pour la Justice ?

    Michel Schobbens

  • Philippe Massay
    Philippe Massay Le 7 janvier 2012 à 12:25

    Remettre en question la libération conditionnelle sur base de ses rares échecs grave (toujours surmédiatisés) revient à interdire la voiture sur base du fait que certains tuent en état d’ivresse ou l’alcool pour les mêmes raisons et on peut multiplier les exemples indéfiniment. Ce drame ne doit pas être récupéré à des fins sécuritaire douteuse et attestant surtout d’une mauvaise connaissance du système. Il doit faire l’objet d’une analyse au calme et loin des donneurs de leçons de toute espèce

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