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Informer en matière judiciaire : une liberté et une responsabilité

17 juillet 2011, 23:38, par D. Van Eyck

Je suis tout à fait d’accord avec la réaction de S.L. Bien sûr les médias sont des entreprises commerciales qui connaissent très bien les ficelles qu’il faut tirer pour exciter l’appétit de sensationnel de leur lectorat. N’est-il pas temps également de se poser des questions sur les sources des informations policières ou judiciaires ? Souvent le point de vue défendu dans les articles concernant crimes ou délits est celui des policiers ou du procureur (les fameuses "sources proches de l’enquête"), qui ne font l’objet d’aucune vérification. Par exemple : "un dealer chez qui a été trouvé du matériel de toxicomane a été arrêté", après simple vérification le seul matériel de toxicomane découvert chez le prévenu était un rouleau de papier aluminium (dès lors, combien de ménagères emploient-elles du matériel de toxicomane à leur insu ?!). Personne ne sait qui du policier ou du journaliste a monté cette supercherie, mais il est évident que la relation journaliste/enquêteur se décline souvent sur le mode du "renvoi d’ascenseur". Tu mets en évidence mon excellent travail policier et, en retour, je te transmets quelques informations croustillantes (normalement couvertes par le secret de l’instruction) sur une affaire en cours. Il est d’ailleurs quasi impossible au prévenu de rectifier ces errements par une interview ou un droit de réponse, malgré le mal fait à la réputation de sa personne.

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