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Le récent procès dit de Mazan qui vient de se terminer en première instance à Avignon par la condamnation du principal accusé et de ses coaccusés pour viol et pour d’autres infractions , a été révélateur à bien des égards des pratiques demeurant vivaces dans notre société prétendument civilisée, s’agissant notamment des violences sexuelles et de l’importance de la notion de consentement lorsqu’il est question de sexualité.
Sur cette dernière question, il est renvoyé à l’article de Caroline Poiré, avocate au barreau de Bruxelles (formée à la prise en charge des victimes de violences sexuelles et intrafamiliales), publié ce jour sur Justice-en-ligne, « L’affaire des ‘viols de Mazan’ : à la frontière du consentement ».
Le déroulement de ce procès , en ce compris les réactions fortement émotives d’une partie du public, mais aussi notamment la stratégie du parquet , suscite d’autres questions, portant notamment sur l’importance des principes d’individualisation et de proportionnalité des peines .
À ce procès, le jugement des accusés a provoqué une certaine incompréhension : tous ces hommes avaient violé Madame Pélicot, mais leurs peines ont été différenciées, s’étendant de trois à vingt ans, par exemple. Aux portes de la Cour, certains se sont offusqués : ces violeurs ne sont pas assez châtiés !
Françoise Tulkens, qui fut juge à la Cour européenne des droits de l’homme de 1998 à 2012 et vice-présidente de cette Cour de février 2011 à septembre 2012, a souhaité réagir. Questions-justice lui donne la parole dans son interview :
Convaincue et convaincante, Françoise Tulkens affirme sa vision d’une justice transparente, évidemment soucieuse de tenir compte des faits, mais aussi de différencier leurs auteurs selon leurs actes, le déroulement des faits et leur contexte...